dimanche, 05 novembre 2017 00:28

Test de Assassin's Creed Origins

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Après deux derniers épisodes plutôt décevants, la série Assassin's Creed nous revient avec un épisode sous titré Origins. Cette fois ci, les développeurs ont eu plus de temps pour peaufiner leur titre. Est ce une bonne chose ? C'est ce que nous allons voir dans le test qui suit.

 Test Assassins Creed Origins ps4 67

Informations :  
Editeur(s) / Développeur(s) : Ubisoft Montreal  | Ubisoft
Sortie France : 27 Octobre 2017
Genre(s) : Infiltration  |  Action RPG  |  Open World
Mode(s) : Jouable en solo

 

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Ce coup ci, on incarne Bayek, égyptien vivant à l'époque de Cléopatre, et portant le titre de medjaÿ. Les medjaÿs sont les protecteurs au service des pharaons, qui, en plus d'avoir fait allégeance à leur souverain, se doivent également d'aider la veuve et l’orphelin qui en ont besoin. Mais l'histoire de Bayek est tourmentée, et si pour le moment, la confrérie des assassins n'existe pas encore, c'est par un sentiment de vengeance que notre héro y prendra part. Un scénario toutefois simple se dévoilera à vous, mais y apportera également des réponses essentielles, aussi bien aux origines de la saga, que sur quelques fondements qui ont suscités bien des interrogations auprès des joueurs depuis quelques années déjà. De plus, si on laisse de coté l'histoire de Bayek et sa femme Aya, Ubisoft nous propose aussi une histoire tournant autour de l’Égypte antique. Vous ne serez pas surpris donc de retrouver quelques personnages emblématiques à cette période comme Cléopâtre ou encore Jules César. Que ce soit par l'intervention des personnages principaux ou par ceux qui ont une moindre importance, la campagne vous sera délivrée avec son lot d'émotions, sans pour autant tomber dans le mélodrame à outrance.

Test Assassins Creed Origins ps4 1

 

Un scénario bien maîtrisé donc, mais est ce suffisant ? Car s'il est vrai que ce point tien un rôle important dans un jeu, il faut reconnaître que la série tombait doucement mais sûrement dans l'abîme du «je me repose sur mes lauriers ». Mais rassurez vous, les développeurs ont mis le paquet pour refondre la plupart des acquis d'Assassin's Creed. A commencer par les commandes de base. Certes elles ne diffèrent pas trop, mais quelques automatismes risquent d'être perturbés sur les premières heures. Comme le fait d'activer la lame secrète par exemple. Les combats ne sont pas en reste coté changements. Avec une intelligence artificielle revue à la hausse, vos adversaires sont maintenant capable de vous repérer plus facilement. Mais attention, quelques bugs subsistent encore, et il arrive parfois qu'on puisse tuer un ennemi presque sous les yeux d'un de ses potes sans que celui ci ne s'en aperçoive. Par contre, un soldat qui donne l'alerte vocalement, pourra attirer l'attention de ses collègues à portée de lui et les faire venir.

 

Test Assassins Creed Origins ps4 10
Test Assassins Creed Origins ps4 11
Test Assassins Creed Origins ps4 59

 

On se retrouve donc facilement à devoir faire face à plusieurs adversaires. Et si, il était facile autrefois de les affronter à cause de combats chorégraphiés à outrance, nous demandant généralement de jouer du timing sur seulement deux touches pour s'en sortir haut la main, ce temps est maintenant révolu. Vous devrez jouer de la parade pour bloquer les coups (si vous êtes équipé d'un bouclier) mais aussi et surtout de jouer de l'esquive. Cette dernière d'ailleurs, n'est pas sans rappeler un certain Dark Souls. Il est clair que manette en main, le niveau de difficulté à été revu à la hausse. Et c'est tant mieux. Bien sûr pour mener vos combat à bien, vous aurez la possibilité de pouvoir équiper Bayek comme il se doit. Que ce soit avec des armes au corps à corps, comme des épées, des haches, des masses, ou encore des sceptres, mais aussi des armes à distances tel que les arcs. Ceux ci se divisent en 4 classes bien distinctes.

 

L'arc de chasseur par exemple, qui demande de laisser charger le tir pour gagner en puissance, alors qu'un arc léger va avoir une cadence beaucoup plus rapide pour une force de frappe moins importante. L'arc de guerrier quand à lui, permet de pouvoir tirer 5 flèches à la fois sur la même cible. Pour finir, l'arc de prédateur est sans nul doute celui qui sera le plus adapté à l'infiltration, avec son zoom permettant de pouvoir réaliser des headshots à distance tout en gardant une certaine furtivité. Votre équipement est bien sûr un tout petit peu plus exhaustif, et peut être accompagné donc d'un bouclier, d'un outils parmi les deux disponibles qui sont les fléchettes soporifiques ou les bombes incendiaires. Mais aussi de tenues et de montures diverses qui auront pour seul attrait l'esthétisme. Vous aurez aussi la possibilité de pouvoir améliorer certaines parties de votre équipement, comme la lame secrète, le carquois, la poche à outils ou encore votre cuirasse, afin de pouvoir en augmenter leur capacités respectives.

On y retrouve donc un coté RPG plutôt appréciable, même si, bien qu'amélioré par rapport à l'épisode précédent, reste quand même un peu simpliste dans son ensemble. Les armes de bases, (épées, masses, bâtons, arcs...) peuvent ainsi être récupérées après un combat, dans un des nombreux coffres disséminés sur la map, ou encore en accomplissant certaines quêtes. Chaque arme possède un niveau d'utilisation, un niveau de qualité, des attributs spécifiques (taux de coups critique, cadences, multiplicateurs de combo etc...) mais aussi un niveau de rareté, le légendaire étant le plus rare. A vous de vous équiper en fonction de votre progression, de votre intention d'aborder tel ou tel passage. Si une arme ne vous plais pas, vous avez la possibilité de la revendre, ou encore de la démonter pour en récupérer quelques ressources essentielles qui vous permettrons d'upgrader les éléments d'équipements sus cités.

 

 Test Assassins Creed Origins ps4 7

 

Toujours dans le coté RPG de Assassin's Creed Origins, on y trouve maintenant un arbre de compétence. Ce dernier vous permet de débloquer des aptitudes en échange de point que vous gagnerez à chaque passage de niveau. De ce fait, Bayek deviendra capable de multiplier les assassinats discrets, ou encore d'utiliser des flèches empoisonnées sans oublier le fait d'utiliser des attaques surpuissantes en cas de confrontation directe avec de bon gros durs à cuire. Mais, ici aussi, il reste préférable d'utiliser la méthode discrète, et donc, l'infiltration. Infiltration qui n'est pas sans rappeler un certain Metal Gear Solid V. Le level design propose moins de verticalité que de coutume. Il est pas rare maintenant de devoir vous infiltrer en vous cachant derrière des murettes, ou dans les herbes hautes pour tenter de passer inaperçu. Si trop d'ennemis sont rassemblés, vous pouvez faire en sorte d'en attirer un, de le contourner avant de l'envoyer ad patres puis de retourner vous occuper des autres.

 

 

D'ailleurs, la fameuse vue de l'aigle aussi à totalement changé. Quand vous en aurez besoin, avec une simple pression sur le pad directionnel haut, vous prendrez alors le contrôle de Senu, votre aigle bienveillant, qui vous facilitera la tâche pour repérer les gardes à occire, leur ronde ainsi que leur niveau de difficulté. Mais ce n'est pas tout, Senu est également capable de vous indiquer l'emplacement des coffres à proximité, les cibles à trouver, les ressources nécessaires à la fabrication comme les cuirs de bêtes sauvages, le bois ou le cuivre transportés par des gardes etc... de plus, en ayant la capacité débloquée, Senu pourra aussi faire diversion en allant harceler vos ennemis, ou encore vous révéler l'emplacement d'entrées secrètes disséminées sur la map relativement grande qui compose Assassin's Creed Origins.

 

 

Qui dit grande map à monde ouvert, dis aussi beaucoup d'activité. Et il faut reconnaître que ce coté là, nous somme relativement bien servi. Il y a toujours quelques chose à faire. En plus de la quête principale, vous aurez droit à une multitude de quêtes annexes. Aussi bien des quêtes scénarisées, et étroitement liée à la trame principale du titre (mais quand même assez redondante à la longue), que des quêtes plus passives, comme trouver les statues de Ptolémée à détruire, ou encore les cercles des étoiles à compléter. Certaines quêtes sont même divisées en plusieurs parties tout en étant cachées sur la map. Par exemple, vous devrez résoudre un meurtre, et pour ce faire, ce ne sera qu'au fil de votre périple que vous trouverez les indices, si tant est que vous soyez assez vigilent pour les voir. Courir partout c'est bien, ouvrir l’œil en même temps, c'est mieux.

 

Peut importe ce que vous ferez, que ce soit des quêtes principales, des quêtes annexes, ou encore la synchronisation des points de vues, ou même découvrir de nouveaux lieus, sans oublier l'éradication des nombreux forts, vous gagnerez de l'expérience. Ce qui n'est pas indispensable car justement, le jeu est fait de telle sorte que, vous ne pourrez pas le rusher. Vous aurez besoin d'accomplir des missions secondaires pour gagner en niveau afin de pouvoir progresser sur le scénario principal. Sans quoi, vous vous retrouverez vite face à des ennemis bien plus fort que vous, capable de vous éliminer en à peine trois coups. Parfois, il vaut mieux reculer pour mieux sauter comme on dit. D'un point de vu totalement personnel, je trouve ce système à la fois bien mené, mais aussi rageant sur le fait de ne pas pouvoir suivre la trame principale d'une traite, puis d'explorer le jeu de fond en comble pour le finir à 100%. Surtout qu'avec tout ce que le titre propose, il y a de quoi faire, et vous aurez de quoi vous alimenter en aventure pendant de nombreuses heures. Mais ça permet aussi de gagner en crédibilité par rapport au scénario principal, tout en donnant encore plus de profondeur à l'ensemble du titre. Autre point intéréssant, c'est le fait de pouvoir quitter l'animus (presque quand on veut) pour pour retrouver Layla, celle qui finalement compose le fond de cet épisode. Car si Bayek nous fait remonter le temps à l'origine des assassins, Layla quand à elle, nous continue l'histoire d'Abstergo.

 

 

D'un point de vu graphismes, Assassin's Creed Origins en met plein les yeux. L'univers est cohérent et le fait de pouvoir traverser en long en large et en travers l’Égypte antique est quelque chose de grisant. Surtout que l'ambiance générale est bien retranscrite, et ici plus que jamais la mort côtoie le monde des vivants avec une promiscuité à la foie dérangeante, mais tout aussi normale. De ce fait, il devient évident que l'origine des assassins prenne place a cette époque. Le tout nous est servi dans des décors somptueux, où le cycle jour / nuit s'écoule à un rythme régulier, nous laissant découvrir un paysage dansant sous les nombreux effet de lumières. Les rayons du soleil ou de la lune filtrés par les palmiers, le sable présent jusque dans les ruelles des villes, volant à chacun de nos pas. Les habitations parfois sommaires aux couleurs typiques de cette période. Tout ceci laisse transcender une certaine poésie se mêlant à la dureté d'un gouvernement déchiré.

L’ambiance sonore n'est pas en reste, avec les musique discrètes qui nous accompagnent au travers de notre voyage, les discours ou prières des nombreux PNJ qui composent les rues, vacant à leurs occupations de la vie commune. On regrettera tout de même une VF manquant un poil de crédibilité (voir parfois totalement, quand un égyptien d'une quête secondaire nous parle avec un léger accent du sud). Ou encore des dialogues cruciaux s'effaçant derrière le vacarme d'une scène banale se déroulant juste à coté de vous. Votre ouïe sera quand même un élément important pour vous aider à situer des ennemis, des point de synchronisation ou encore un PNJ qui aura besoin de vos services de medjaÿ.

 

Assassin's Creed Origins se révèle donc être un met de choix pour finir cette année 2017. Et même s'il contient quelques défauts, ces derniers sont loin d'être un réel problème et ne viendront pas entacher votre plaisir de jeu. Entre le fort à attaquer, des tombeaux à visiter (mais pas réellement intéressant), des coffres à dénicher, des énigmes à résoudre, sans oublier les multiple quêtes annexes scénarisées, il est clair que vous allez avoir de quoi faire pendant de nombreuses heures. Assassin's Creed Origins nous fait renouer les liens du plaisir avec la série.

 

On aime
  • La difficulté revue à la hausse
  • L'univers maitrisé
  • Les graphisme enchanteurs
  • Le nouveau système des combats
  • L'histoire
  • Contrôler Senu
  • La bande son...
On aime pas
  • ...Mais une VF un peu bof
  • quelques bugs ici et là
  • Une IA encore un peu bancale

 

Note finale : 19/20

 

 

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