The Caligula Effect Overdose PS4 - Le désir d'émancipation -

Écrit par / Tests / lundi, 11 mars 2019 14:14

The Caligula Effect Overdose sur PS4 et Switch est un portage du jeu initialement sorti sur Psvita en Mai 2017 en Europe. Après un semi échec dû à la sortie d'un RPG culte, Persona 5, Furyu et Atlus remettent le couvert et tentent le coup sur PS4 avec ce remastered.

 Test The Caligula Effect Overdose

Informations :  
Editeur(s) / Développeur(s) : Furyu / Atlus
Sortie France : 15 Mars 2019
Genre(s) : RPG
Mode(s) : Jouable en solo

 

L'histoire prend part dans le Moebius. Monde virtuel où les personnes revivent inlassablement leurs années de lycée, loin des problèmes d'adultes. Les élèves n'ont pas connaissance d'être dans un monde fictif et vivent leur vie comme ils l'entendent dans le bonheur. C'est à la cérémonie d’accueil des nouveaux venus qu'un étrange phénomène vous apparaît. Certains élèves semblent buggés et des pièces d'armure noire recouvrent leur corps. Paniqués à cette vue, vous prendrez la fuite en direction du métro.

Test The Caligula Effect Overdose

 

C'est alors que l'intelligence artificielle, µ (prononcez Myu), idol et gardienne du Moebius vous aborde pour vous faire oublier ce qui vient de se passer. Sauvé par Aria, vous vous ferez attaquer par des élèves corrompus par µ. C'est alors que vous vous éveillerez grâce à l'effet cathartique octroyé par votre sauveuse. Prenant conscience de votre condition et désirant retourner dans le monde réel, vous rejoindrez un groupe de résistant appelé le Go-Home Club. A leurs côtés, vous traquerez µ afin quelle vous laisse partir. Sur votre chemin, il faudra affronter le groupe des musiciens Ostinato qui composent la musique pour µ et lui permet de corrompre les élèves afin de créer des sbires, les Digiheads, pour étouffer la rébellion.

 

Test The Caligula Effect Overdose
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La grosse originalité du jeu, c'est de proposer un système de combat où vous pourrez programmer jusqu'à 3 actions par personnages et voir les conséquences de chacune. Il sera alors possible de contrer les attaques ennemis en voyant en avance leurs déplacements ou leurs actions. Le jeu se montrera particulièrement dynamique, les actions sont nombreuses et chaque personnage proposera des techniques qui leur seront propre. Malheureusement, le jeu se montrera beaucoup trop facile et malgré la pléthore de protagonistes, on aura vite choisit notre roster et on se contentera de frapper comme un sourd sur la quasi totalité des Digiheads. Les rares difficultés surviendront face à un adversaire très haut niveau protégeant un trésor. Même les boss peuvent se finir en un ou deux tours si vous gérez bien.

 

On pourra noter une amélioration majeure par rapport à ce portage, la disparition du décor environnant. Comme on est dans un monde virtuel, cela reste parfaitement cohérent et nous n'aurons plus le désagrément d'une caméra capricieuse qui se bloque dans des endroits exigus ou par un manque de place pour déployer notre équipe. Même si l'ouverture de cette dimension nous crée une zone de combat, les Digiheads peuvent toujours pénétrer dans la zone pour prendre part au combat et même ceux étant dans des pièces différentes viendront vous poser des problèmes. Attention alors de ne pas penser attaquer un seul ennemis et vous retrouver avec cinq Digiheads sur le dos.

L'aspect RPG sera simplifié au possible pour permettre au plus grand nombre à s'essayer au soft. Pas de potions de soins, vous récupérez vos points de vie et points de compétences à chaque fin de combat, minimisant les conséquences de vos actions durant les affrontements. Je vais faire le comparatif avec son homologue Persona 5 mais ce dernier, en plus d'être exigeant sur la totalité des combats, vous oblige à gérer parfairement vos ressources. Hors de question de balancer votre mana par la fenêtre sinon vous perdrez une précieuse journée à devoir vous reposer.

 

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La simplification ira même dans la gestion de l'équipement, se résumant à répartir trois pièces attribuant des statistiques spécifique à leur catégorie. C'est plutôt efficace et ne demande pas de passer trois heures sur l'optimisation de chaque personnage. Les compétences se débloqueront avec des skills points ou pour améliorer leur efficacité en combat. Ce qui sera dommageable, c'est le fait que ces points soient communs à tout le monde. On aura vite fait de n'augmenter qu'un protagoniste au lieu de l'équipe.

 

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The Caligula Effect Overdose mêle visual novel et RPG. Il alternera les phases de dialogues d'un scénario maîtrisé avec un aspect Dungeon Crowler pour les phases de RPG. Malheureusement, là où l'intrigue est très bien ficelée et nous donne envie de creuser plus profondément chaque personnages, amis ou ennemis, l'exploration des donjons est particulièrement laborieuse. On se retrouvera à arpenter des couloirs insipides avec des éléments graphiques beaucoup trop recyclés et ce n'est pas l'utilisation de l'Unreal Engine 4 pour ce portage qui améliorera le sentiment de lassitude. On se trouvera rapidement à esquiver les combats pour arriver au plus vite au boss pour reprendre l'histoire. Ancien jeu portable oblige, The Caligula Effect Overdose favorise les courtes sessions d'exploration avec ses trop nombreux points de sauvegarde disséminés dans le donjon. Il pourra arriver qu'on croise deux points de sauvegarde sur deux pièces consécutives.

 

 

Ajoutons à cela une bande-son peu fournie, même si elle est très agréable à écouter à côté. Le principe se repose sur la diffusion de la musique des compositeurs au service de µ, corrompant les auditeurs petit à petit, on a alors une bande-son intradiégétique, qui sera autant écouter par notre héros que nous même. Même si d'un point de vu cohérence on est dans le bon, faute est de constater que cela ne ressort rien d'agréable sur le long terme pour nous autres joueurs. Furyu a su dépêcher des compositeurs de musique Vocaloid pour enrichir son titre. Avec des grands noms comme Pinocchio-P, Kagi-P ou encore Deco*27, on se régale en l'écoutant chez nous mais pas en boucle pendant les quelques heures d'exploration. La musique jouera selon la situation. Elle sera uniquement instrumentale dans le donjon, la voix de µ ne s'ajoutant que pendant les phases de combat. Même si elle est loin d'être mauvaise, on sera loin de la centaine de musique d'ambiance que l'on peut retrouver dans d'autres RPG.

 

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Même si on ressent la patte de Tadashi Satomi, scénariste des premiers Persona et de Devil Digital Saga, pour l'histoire, et le chara-design d'Oguchi qui se montre efficace, force est de constater qu'il ne tient pas la longueur face à Persona 5. Les protagonistes et antagonistes sont bien travaillés mais manque de profondeur. On ne fait bien souvent qu'effleurer les problèmes sans aller au fond des choses. Vous aurez la possibilité d'en découvrir un petit peu sur chaque membre du Go-Home Club en dialoguant avec eux pendant les moments de pause. Cela se montre intéressant pour en apprendre plus sur eux mais terriblement facultative pour l'intrigue principale. Autre chose qu'apporte le portage sur PS4, la possibilité de jouer dans le camp des musiciens. Dans l'aventure, la chef de ceux-ci, Thorn, nous propose de la suivre afin de faire connaissance des membres et de voir que finalement, tout n'est pas blanc ou noir, que leur combat est aussi valable que celui du club. Ajoutant un gros pan d'histoire en plus, on aura la possibilité de jouer l'agent double pour rebouter la rébellion. C'est très agréable d'avoir le choix de notre camp.

 

Même si il est loin d'être graphiquement moche, The Caligula Effect Overdose paraîtra transparent. Les zones sont jolies mais trop répétitives et les résidents du Moebius, trop similaire pour qu'on retienne qui l'on vient de croiser. Pourtant,c'était une des particularités du soft lors de son annonce, la possibilité de recruter pour notre rébellion tous les élèves du jeu, plus de 500 personnages disponible. On se souviendra de la saga des Suikoden, offrant un grand nombre de personnages jouables, même si certains ne servaient que de marchand, on avait la réelle impression d'agrandir notre faction avec des êtres qui nous apporteront quelque chose en plus. Ici, vous n'aurez que des échos aux protagonistes, déjà bien assez nombreux à mon humble avis, plus ou moins puissants.

 

Test The Caligula Effect Overdose
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Pour recruter un nouveau membre, il suffira de lui parler trois fois pour devenir ami et que celui-ci nous dévoile ses soucis. En le résolvant, l'élève acceptera de combattre à nos côtés. Les missions varieront peu, cela va de leur présenter un autre élève du sexe opposé à aller trouver un objet en particulier. Même si cette fonction me paraissait très intéressante, permettant de varier le gameplay ou jouant avec certains spécificités des armes, comme celle de Mifue, augmentant ses dégâts si l'ennemi est en état de Risk Break (un état qui réduit énormément sa défense), la reporter sur plus de 500 personnages est une erreur. Le titre privilégie la quantité à la qualité, les PNJ, en dehors des protagonistes, sont fades, on n'éprouve aucune empathie à leur égard. Réduire leur nombre à une petite cinquantaine aurait permit de travailler leur look, leur psychologie et leurs soucis d'ados nous paraîtraient moins futile.

 

Pour conclure, The Caligula Effect Overdose n'est foncièrement pas mauvais mais le studio Furyu a beaucoup trop mal géré les bonnes idées qu'ils avaient. N'allant pas au bout de certaines et en abusant d'autres, on obtient un jeu maladroit qui aurait pu devenir incontournable. Le semi-échec de la version PSVita aurait pu simplement se résumer à un « pas de chance, tu es sorti en même temps que Persona 5 » mais ce n'est pas que ça. Loin d'être un mauvais jeu, The Caligula Effect Overdose propose un bon divertissement avec son scénario bien écrit et son choix de camp à rejoindre. Son système de combat est intéressant même si il aurait mérité un approfondissement pour en faire un jeu aussi passionnant dans sa narration comme dans son gameplay. J'ai tout de même passé un bon moment dans le Moebius, aux côtés de personnages attachant et sur une musique entraînante.

 

On aime
  • Chara-design très accrocheur
  • Système de combat innovant
  • Histoire prenante
  • Possibilité de jouer du côté des musiciens
On aime pas
  • Décor pauvres et PNJ fades
  • Bande-son peu variés
  • Manque de Challenge en combat
  • Donjons inintéressant au possible
  • Pas de sous-titres français
  • Redondance des objectifs

 

Note finale : 12/20

 

Informations supplémentaires

Rédacteur

Delorfiwiel

Delorfiwiel

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Commentaires

Comme beaucoup de jeux à l'époque ...
Pareil mais qu'est ce qu'il était dur comme jeu.
J'espère qu'on aura Kid Chameleon ...
venusmemnoch posted a comment in Test de Tom Clancy's The Division 2
Merci beaucoup ...
Kawaiyou posted a comment in Test de Tom Clancy's The Division 2
exactement ce que je pense ce test ! Bravo...

Tipeee

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